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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 02:32

Haro sur la TVA sociale, mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Tout le monde hurle parce que l’on pense inconcevable une taxe qui puisse avoir une valeur sociale. Dans ce cas tout impôt est anti-social. En réalité, introduire ce concept c’est simplement monter la TVA à un taux élevé. Le maximum que la législation européenne autorise est 25%, ce qui a été acté avec la politique de convergence visant à la mise en place de la monnaie unique.

 

Pourquoi augmenter la TVA et non pas d’autres formes d’impositions ? L’objectif premier est d’augmenter la pression fiscale, sans toucher les entreprises, en effet celles-ci récupèrent la TVA. La finalité est d’extraire la fiscalité statique, c’est-à-dire les charges, pour la rendre dynamique, c’est-à-dire calé sur les flux économiques.

 

L’inconvénient politique direct est la question des prix des biens et services. Longtemps le prix du pain a été source de révolte, et les questions de pouvoir d’achat, de chômage, de prix sont au  cœur des grondements populaires. De plus, il est considéré comme injuste pour certains, car une TVA élevée affecte bien plus les démunis. Ainsi, la mise en place pose un risque de perte de légitimité politique.

 

Pourtant il y a bien trois avantages que je puisse voir dans la TVA sociale.

Le premier étant que cela ne constitue pas une perte de compétitivité pour nos entreprises, d’ailleurs si son taux est élevé, la stratégie serait même de baisser les charges des entreprises.

 

Le second étant qu’il permet de sauvegarder le modèle social. En effet, c’est ainsi que la suède et le Danemark ont réformé leur structure fiscale, en gardant une protection sociale forte. Car notre système de protection sociale … tant va la cruche à l’eau qu’elle se casse, au détriment des plus démunies.

 

Le troisième étant qu’il permettrait de contenir le choc de la dette, qui est une menace pour nos finances publiques, en effet la part de la dette dans le budget de l’Etat est en deuxième position après celui de l’éducation nationale.

 

Néanmoins, pour que celle-ci soit équitable, il est nécessaire de l’insérer dans une réforme plus large, celle de l’ensemble de la fiscalité. Au-delà de 10000 euros par mois, toutes taxes et impositions confondues, une personne donne un peu plus de 30% de ses deniers à l’Etat. Entre 1400 et 10000 euros la part revenant à l’Etat monte à 50%. En-deçà, cette part descend à 40%. La plus grande part de la fiscalité pèse sur la classe moyenne. (http://www.revolution-fiscale.fr/)

 

Ainsi, l’impôt sur le revenu devra être la CSG qui résulte de la fusion d’avec les autres parts (CRDS, etc), il sera prélevé à la source et sera progressif pour que l’ordre dans la contribution soit du plus faible au plus fort classe pop/ classe moy/ classe aisée.

 

C’est un pari risqué de Sarkozy, quitte ou double en fait. S’il fait adopter la mesure il risque de perdre de la popularité. Cependant il rassurera les marchés et les agence de notations, lui-même se dit foutu si la France perd son triple A. Il n’a pour ainsi dire pas le choix.

 

Je dois dire que Borloo en 2007 avait une bonne longueur d’avance, sa candidature nous manque. Finalement un oui pour cette taxe, c’est un premier pas, mais une réforme fiscale globale devra être mise sur le métier pur garantir l’équité sociale de notre pays.

Par Victor
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 16:36

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L'UPOP et l'UPPN organisent en partenariat avec la SEALB la deuxième édition du salon du livre.

C'est l'occasion de rencontrer les auteurs locaux et régionaux, d'échanger avec eux. Le lien entre l'écrivain et le lecteur est le coeur de ce salon.

De la littérature jeunesse au roman historique, en passant par la BD historique aux alsatiques, venez découvrir vos écrivains.

Des ateliers d'écriture pour enfant
Des ateliers d'écriture pour adulte
Des Conférences

Avec la présence de :

 

Cardonne

Gérard

Zeller

Patrick

Andrei

Marie-Antoinette

Jaeger-Wolff

Elisabeth

Dibling

Paul

Laugel

Jean-Pierre

Diemer

Jean-Claude

Haven

Anne Dominique

Eichwald

Huguette

Letzelter

Olivier

Jeudy

Jean-Michel

Privat

France

Pietrek

Gerald

Babian

Francine

Kempf

Nicolas

Moghladj

Safia

Tuerlinx-Rouxel

YO

Cabaret

André

Fost

Roger

Lautner

Anne

Abel

Paul

Abel

François

Demory

Patrick

Frédérique

Triquenot

Wilbert

Jean-Louis

 

Et des associations : UPOP, UPPN et Patience


Rendez-vous au foyer Saint-Martin de Niederbronn-les-Bains

Les 19 et 20 novembre 2011 !

Tous les jours de 10 heures à 18 heures.

 

Evènement Facebook : http://www.facebook.com/victor.europe#!/event.php?eid=273146252728757

Groupe Facebook de l’UPOP : http://www.facebook.com/victor.europe#!/upop.paysdeniederbronn

Par Victor
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 00:43

 

 

Certains à droite saluent la participation aux primaires socialistes, mais d’autres font la sourde oreille. Presque 2 millions de français se sont rendu aux urnes, je constate qu’à gauche la démocratie est en marche. Cela signifie également qu’il y a eu une mobilisation bien au-delà des simples militants du PS. C’est un succès populaire, mais après ?

 

Quelle incidence sur la présidentielle de 2012 ? La création d’un engouement démocratique à gauche pourra servir de force pour contrebalancer la faible division de la droite. Cependant, avec 2 candidats à droite cela sera très difficile pour les socialistes, encore plus largement pour la gauche, qui connaitra 3 candidats minimum. De plus, les primaires retardent quelque peu la mise en ordre de bataille de la gauche, ce qui est au profit du Président de la République. De plus, lorsqu’un sortant se représente, c’est généralement une élection de « non-mobilisation », contrairement à l’élection de 2007, l’abstention sera élevée.

 

Ainsi, sur le court terme, cela n’aura pas d’incidence sur l’issue du scrutin présidentielle. Sur le long terme cela aura une incidence sur le fonctionnement global de notre démocratie. Et le modèle des primaires tendra à s’imposer à toutes les formations politiques.

 

Quelle incidence sur la droite ? Globalement à l’issue de ce scrutin, elle sera critique à l’égard des primaires. Mais dans le silence, bien des cadres, des élus et des militants y verront une bonne chose. Une capacité de mobiliser plus largement que sa famille politique, une capacité de créer une dynamique, voilà les arguments qui pourraient convaincre les dirigeants à droite.

 

En conclusion, des modifications structurelles sont à l’œuvre dans le paysage politique français. Même si je pense que l’influence direct sur 2012 en sera limité, à droite on ferait mieux d’y réfléchir sérieusement, aux primaires.

Par Victor
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 03:03

 

Depuis l’élection au suffrage universel du Président de la république, depuis le passage du septennat au quinquennat et depuis l’inversion du calendrier électoral entre les présidentielles et les législatives, ce sont les présidentielles qui conditionnent toutes les autres élections, et même la structuration interne des partis politiques.

 

Plus globalement le retrait de Jean-Louis Borloo est symptomatique de la bipolarisation de la Vème République. Le scrutin uninominal majoritaire à deux tours favorise l’émergence de deux blocs. Le premier tour est celui d’une sorte de « proportionnelle invisible » et le deuxième tour le connait le règne du « vote utile ». D’abord le centre a volé en éclat avec l’alternance en 1981. Maintenant il se discipline sur les grandes formations politiques de masse. Ce phénomène étant encore renforcé par la réforme constitutionnelle de 2007.

 

Aujourd’hui, la bipolarisation s’achève. Bayrou est isolé au centre, quasiment sans parti et sans allié. Baylet, président du Parti Radical de gauche, participe aux primaires du Parti Socialiste. Et Borloo vient de se retirer de la course présidentielle. Cela signifie que ce n’est plus le premier tour qui conditionne l’élection présidentielle, mais bien le second. Le second tour qui est celui du rassemblement des deux camps.

 

Après des années de profusion de candidatures, malgré des tentatives de limitation avec la règle des 500 signatures de Maire, le nombre de candidats qui abandonne l’idée de se présenter est assez manifeste de ces profondes modifications. Ainsi, il y a une annihilation progressive du premier tour de l’élection présidentielle. Il y a une sorte de « normalisation » du système politique français vis-à-vis des autres modèles de démocratie à l’occidentale.

 

Deux effets néfastes se profilent, mais une porte de sortie se dessine. Le premier de ces effets est que le pluralisme tend à se réduire au sein des deux blocs. Le deuxième, plus globalement fait reculer le pluralisme politique pour le citoyen. Ceci peut être reçut comme un recul démocratique, alors que le droit de vote n’a été retiré à personne.

 

La porte de sortie serait alors des primaires « multiconfessionnelles » à gauche comme à droite. Le premier intérêt est de réduite les effets du recul du pluralisme. Il permettrait à des formations politiques plus disciplinés de connaître plus de débat et plus de démocratie interne. Le second intérêt serait une égalité plus grande des partis politiques face aux suffrages, car en l’état actuel des choses, l’UMP structurellement est plus à même de gagner des élections présidentielles alors que la gauche est plus à même de gagner des élections locales.

 

 

Des primaires à droite seraient alors :

1/ une équité pour le citoyen français.

2/ une équité entre la droite et la gauche

3/ une équité pour les partis politiques et les militants eux-mêmes.

Par Victor
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 23:42

 

         

Du rouge, et qu’il soit amer !

Il se boit, l’érotique et sévère,

Entre Brel et Baudelaire.

 

La gorge, qu’elle gratte avec éclat !

Sa robe ne se déchire pas,

Elle n’a qu'un pied Baccarat.

 

La hanche, l’eau ne l’excite !

Et des doigts, jamais ne la quitte,

Caressant le cristal de cette vitre.

 

Le vide, qu’il pleure !

Au fond, stagne le sang de son cœur,

Surmonté des rides sans aigreur.

 

Cassé, qu’il crie !

Sur les pavés, des miettes Swarowsky,

Brisé, argenté le silencieux gris.

 

Par Victor
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Lire est plaisrir

Sylvain Kahn, Géopolitique de l’Union européenne, Armand Colin, 2007, 128 p.

Ce livre traite de l'union européenne et des débats concernant son avenir. Il pose en fait les bases de toute les problématiques actuelles sur ce qu'est l'hybride que nous créons.

A lire absolument!

Résumé :

L’Union européenne est une expérience unique : des nations souveraines ont choisi de mutualiser une part de leurs prérogatives au sein d’une structure politique inédite. 
L’ouvrage présente l’histoire de ce projet géopolitique partagé puis analyse les visions nationales (française, britannique, allemande) qui en ont impulsé la réalisation. Il expose aussi les défis actuels majeurs : l’élargissement est-il une fuite en avant ? Quels rapports l’Union européenne entretient-elle avec le reste du monde ? 
Cette mise en perspective de la construction européenne satisfait aux attentes des étudiants de l’université, des IEP et des classes préparatoires ainsi que du citoyen éclairé. 

(c) Armand Colin

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