Je vais mettre deux article ici en ligne de ce site animé par des lycéens. Il s'agit en fait de deux propositions auxquelles j'adhère très vivement. Ces deux idées viennent de la base de
l'Europe, en quelque sorte du peuple européen lui-même... idée qui ne viennet pas des négociations intergouvernementales!
La carte d'identité européenne pour une vraie citoyenneté européenne.
Lycée Koeberle de Sélestat, Classe 1ère année de BTS assistant de Direction
Comment faire naître un réel sentiment européen ? Le but n’est pas de faire oublier son pays mais de prendre conscience que nous vivons dans une union. Un moyen pourrait être la mise en place
d’une carte d’identité européenne.
Motifs : constat
Un rapide questionnaire distribué permet de noter que les interrogés ne se sentent pas européens : 58%.Ce résultat n’est malheureusement pas étonnant, en effet un rapide sondage auprès de notre
entourage ne fait que conforter cette réponse.
Ainsi, il est difficile de développer le dialogue entre les cultures quand chacun privilégie ses propres intérêts et ne se sent pas européen. De toutes les façons, nous pouvons noter que le
sentiment européen est un sentiment quasi-inexistant, en effet nos dirigeants politiques en sont l’exemple type. Les discussions durant les sommets, sont l’occasion de défendre des intérêts
nationaux et non d’avoir une vision européenne!
De ce fait, si les citoyens se sentaient plus concernés par le sort de son voisin, nos dirigeants évolueraient automatiquement.
D’où notre question suivante : comment faire naître un réel sentiment européen? Le but n’est pas de faire oublier son pays mais de faire en sorte de prendre conscience que nous vivons dans une
union.
Présentation de la proposition:
Le dialogue interculturel peut être facilité que si une vraie identité européenne apparaît, cette identité permettra de se soucier de l’autre, d’être à l’écoute, de se positionner dans un
processus de communication.
C’est pour cela qu’il faudrait peut être l’inciter grâce à la mise en place d’une carte d’identité européenne. Cette carte se matérialiserait comme toutes les autres, cependant le drapeau
européen serait le symbole de cette carte et une ligne serait consacrée au pays d’origine.
L’instauration de cette carte devrait s’inscrire dans un vrai processus : chaque citoyen européen devrait avoir la possibilité de demander cette carte (nationalité européenne), et la délivrance
de cette dernière serait accompagnée d’une cérémonie organisée dans un lieu solennel. Cette cérémonie aurait pour but de faire un rapide rappel de notre histoire pour être clôturée par notre
hymne européen. Cette cérémonie devra être identique dans l’ensemble des pays européens.
C’est vrai que l’on peut se demander comment une carte va susciter ce sentiment? La demande de cette carte se fait de manière individuelle et on peut imaginer que les personnes qui feront cette
demande seront des précurseurs et seront un exemple de citoyen européen.
Cette carte dés son obtention sera la preuve matérielle de son appartenance à l’Union européenne. Il faut d’abord passer par cette preuve matérielle pour par la suite avoir des preuves plus
subjectives. Cette carte devra donner à son détenteur des droits : le vote.
Il faut noter que c’est une initiative qui doit s’inscrire sur le long terme, faire mûrir l’idée. Dés que chaque citoyen obtient sa carte d’identité ou la demande, on devrait lui proposer d’opter
pour la carte européenne; mais il faut informer sur son existence. Ainsi, cela devrait être automatique dés sa majorité, on pourrait obtenir sa citoyenneté européenne.
Pourquoi c’est à l’Union européenen d’intervenir?
Encore une fois, mettre en place un projet de cette ampleur veut dire qu’il faut des moyens financiers, humains et matériels. De ce fait, l’Union est la seule à être capable de développer ces
moyens et de proposer son expertise. En effet, il faudrait éditer ses cartes, mettre en place des règles de sécurité, établir des fichiers nominatifs, centraliser les demandes.
L’ensemble de cette procédure et principalement les procédures de sécurité ne peuvent être partagées ou laissées sans un contrôle strict.
Voilà le second.
Pour un apprentissage précoce des langues étrangères.
Lycée Alfred Kastler de Guebwiller, classe de Première ES2
L’avenir et le renforcement de l’Union européenne passent par l’apprentissage des langues étrangères et la reconnaissance de la diversité linguistique. A ce effet, nous proposons que les jeunes
européens se familiarisent avec les langues étrangères dès le plus jeune âge grâce à l’adoption par l’Union européenne d’une directive imposant l’apprentissage précoce d’une langue étrangère.
Motifs (constat) :
Nous pensons que l’avenir et le renforcement de l’Union européenne passent par l’apprentissage des langues étrangères et la reconnaissance de la diversité linguistique. Ce sont des enjeux
prioritaires à différents niveaux. D’abord la connaissance des langues étrangères permet une meilleure insertion dans la vie active dans une U.E. à 27 pays qui est fortement tournée vers les
échanges humains et économiques aussi bien internes que externes. D’autre part, la diversité linguistique de l’U.E. qui se traduit par l’existence de 23 langues officielles mérite d’être
considérée comme une richesse, et sa reconnaissance ne peut que renforcer le sentiment d’une identité européenne.
Le Conseil Européen de Barcelone en 2002 a recommandé l’apprentissage précoce d’au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge. Or nous constatons que la situation au sein des pays
membres présente toujours de grandes disparités.
Présentation de la proposition :
Nous proposons l’adoption par l’Union européenne d’une directive imposant l’apprentissage précoce d’une langue étrangère. L’objectif est bien que tous les jeunes européens se familiarisent dès
l’enseignement primaire avec une des 23 langues officielles autre que leur langue maternelle.
Le choix de la langue est laissé à l’initiative des pays ou des régions selon des critères de pertinence géographique, historique ou culturelle. Cet apprentissage doit d’abord se faire sous forme
ludique (chants, jeux, comptines, …) puis progressivement, au long du cursus scolaire, permettre une réelle maîtrise de la langue telle qu’elle est définie par le Cadre européen commun de
référence.
Pourquoi c’est à l’Union européenne d’intervenir ?
C’est conscients de notre diversité linguistique et culturelle et déterminés ensemble à la surmonter, l’intégrer, la dépasser que nous forgerons le destin commun de l’Europe.
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