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Le 8 Mai 2008, date anniversaire de la capitulation allemande signé à Reims, Nicolas Sarkozy glorifie la « vraie France » celles des résistants. D’après-moi il n’y a pas une vraie France ou une fausse France. En 1940 la France accueillait avec joie le Maréchal Pétain, la France de la collaboration a existé. Cette France là a été caché après la guerre, mais elle a existé et cela n’excuse rien ! Les malgré-nous, alsaciens-lorrains qui ont combattu dans la Wehrmacht et dans la Waffen SS car enrôlé de force, font-ils partis de la fausse France ? Comme le chanteur dialectal Lorrain le dit : « Franzose wille disch fir Deitsch verkaafe, fir e sale boche » en parlant des malgré-nous dans sa chanson Malgré-nous-hymne. Les malgré-nous n’étaient pas des Nazis mais leur sort est encore trop occulté ! En réalité lors d’une guerre, une population est bien plus passive, habitée par la peur. Toute la France n’était pas collaborationniste et toute la France ne fut pas non plus entièrement résistante. Toutes ces catégories étaient présentes, il n’est pas bon d’occulté une partie des erreurs que commit la France et encore moins d’oublier le sort particulier de ces malheureux. Ce même 8 Mai 1945 l’Algérie connaissait les massacres de Sétif…
Mon propos ne vise pas cela concrètement, mais le sens de la glorification nationale du 8 Mai alors qu’en fait il s’agit de la date de la fin de la guerre civile européenne. De plus la réelle
capitulation fut signée à Berlin le 9 Mai en présence de tous les acteurs. Le 8-9 Mai marque en fait aussi la fête de l’Europe du discours tendant à créer la CECA de Robert Schumann à Paris en
1950. Cette date a beaucoup plus d’importance à mes yeux car elle scelle le début de la construction européenne, alors que celle du 8 Mai célèbre la destruction, l’heureuse destruction du
nazisme, mais aussi la rancœur française envers l’Allemagne. Comme Robert Schumann dit le 9 Mai : « l’Europe n’a pas été faite. Elle a eut la guerre ». Il faut célébrer ce qui nous
unit et non ce qui nous désunit et nous rend faible.
Pour preuve de cette réalité un sondage du CSA pour le 9 Mai, la personnalité européenne préféré des français est Michael Schumacher, un allemand, quel symbole ! Fêtons le 9 Mai ! Fêtons-le sous deux aspects : la fin de la barbarie humaine et l’avènement d’un idéal qu’est l’Europe. Pourquoi ne pas déplacer le jour férié du 8 au 9, comme l’a proposé François Fillon.
Dans cette cérémonie commémorative du 8 Mai le Président de la République a oublié deux choses essentielles. Premièrement que « la France commettait [...] l’irréparable » selon les
termes de Jacques Chirac en parlant des rafles du Vel d’Hiv, sachant que la France de Vichy fit de l’excès de zèle au sujet des lois anti-juives de 1940 à 1942. Deuxièmement il a oublié la
dimension européenne qui je crois est à l’ordre du jour. L’excès de passéisme est source de nationalisme !
De plus un autre symbole du 8 Mai c’est la flamme olympique que les chinois ont portés sur le toit du Monde. La Chine à travers ces jeux olympique montre à toute la planète qu’elle s’affirme
comme une grande puissance en émergence. Au cours du XX siècle deux pôles ont connus des trajectoires inverses. Ce siècle connut l’avènement de l’ « hyperpuissance » américaine et
du déclin européen. Le XXI connaîtra le déclin des Etats-Unis comme tout pôle dominant au cours de l’Histoire, la preuve en est les interventions militaires qui ne sont pas justifié par la
protection de l’équilibre internationale. Plusieurs pôles sont en émergences et l’Europe pourrait à nouveau faire parti de ceux-là !
Donc un 9 Mai de mémoire et un 9 Mai d’avenir !
Ce livre traite de l'union européenne et des débats concernant son avenir. Il pose en fait les bases de toute les problématiques actuelles sur ce qu'est l'hybride que nous créons.
A lire absolument!
Résumé :
L’Union européenne est une expérience unique : des nations souveraines ont choisi de mutualiser une part de leurs prérogatives au sein d’une structure politique inédite.
L’ouvrage présente l’histoire de ce projet géopolitique partagé puis analyse les visions nationales (française, britannique, allemande) qui en ont impulsé la réalisation. Il expose aussi les
défis actuels majeurs : l’élargissement est-il une fuite en avant ? Quels rapports l’Union européenne entretient-elle avec le reste du monde ?
Cette mise en perspective de la construction européenne satisfait aux attentes des étudiants de l’université, des IEP et des classes préparatoires ainsi que du citoyen éclairé.
(c) Armand Colin
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