Nos « amis », je vais le mettre entre guillemets tant que G. W. Bush et des néo-conservateurs seront au pouvoir aux Etats-Unis, américains si va-t-en guerre, ont une tactique financière pour financer leur guerre. J’ai le souvenir d’une tribune de Daniel Cohen, professeur d’économie à l’école normale supérieur, qui en parlait il y a deux ans. Il y a deux ans il fut prophète de la catastrophe financière que nous connaissons. En effet, les Etats-Unis ont une politique de baisse des taux d’intérêts lorsqu’ils partent en guerre. Quels en sont les effets ? Le résultat pour la valeur des emprunts de guerre est immédiat, ceux-ci perdent de la valeur car la monnaie perd de sa valeur. C’est une solution efficace pour réduire les coûts très élevés d’une guerre surtout d’occupation. Quelles en sont les conséquences sur l’économie. A court terme cela relance la croissance économique, mais à moyen terme cela provoque des bulles spéculatives car le système de l’argent facile est en place.
Cette bulle a éclaté depuis l’été 2007. Les responsables, ce sont les Etats-Unis. De plus avec des têtes brûlées pour banquiers cela était prévisible. Des économistes annonçaient la crise il y a 3 ans. Pour quel résultat ? Un plan de 700 milliards de dollars sera mis en place, payé par les contribuables américains. Mais l’éclatement de la bulle a des conséquences en Europe. Nous, européens n’avons d’ailleurs rien demandé. La guerre illégale en Irak, l’ONU n’ayant donné aucun mandat pour l’intervention, bon nombre de pays européens l’ont refusé. Nous en payons aujourd’hui les pots cassés. Mac Cain pour sa part veut partir en guerre contre l’Iran, et emmener toute l’Europe dans ce qu’il appelle un « pacte Global », je me suis déjà exprimé sur ce sujet dans un autres articles, je souhaite que nos dirigeants y sont opposés, http://viguesse.over-blog.com/article-17960564.html.
L’Europe payent les erreurs des Etats-Unis. Fortis, Dexia en sont des noms. Qui paye ? Le contribuable européen. Je crois par là qu’il est nécessaire que l’Europe demande des comptes aux Etats-Unis, car nos banques furent saines ! En ce sens je crois que Trichet a mené une bonne politique monétaire, de taux d’intérêts élevés, qui a freiné la création de masse monétaire. L’Europe n’a pas eu de bulle spéculative. Si cela n’avait pas été le cas, la crise serait encore plus forte ! De plus notre système de banque, à deux piliers comme certains les appellent, a les reins solides.
La mondialisation a pour corollaire ce problème que le monde entier doit assumer les erreurs des autres. Le FMI doit trouver un cadre international pour régler ce problème. L’Europe doit également fixer des règles de contrôles plus poussées, et donner plus de poids à l’AMF (autorité des marchés financiers). Il est à saluer que la BCE n’a pas fait l’erreur américaine. Sinon je dénonce le cynisme du patron de Dexia qui a planté sa boîte et qui a failli demander un Golden parachute. Un ouvrier qui se fait licencier pour faute grave ne touche pas un rond. Je crois que le monde de la finance a besoin d’Ethique. Il est important que ceux qui travaillent de manière dématérialisé avec l’argent se rendent comptes le résultat de leurs erreurs, ces erreurs qui mettent des familles en difficultés, à la rue, au chômage. Certains tombent dans l’alcool, d’autres divorcent. C’est au libéralisme politique de palier aux difficultés du libéralisme économique. Toute liberté humaine conduit à l’erreur car l’erreur est humaine. Si la politique ne s’empresse pas de régler ces problèmes, les problèmes politiques en seront le résultat. Ces problèmes s’appellent pour moi en France : O. Besancenot et M. Le Pen.
Ce livre traite de l'union européenne et des débats concernant son avenir. Il pose en fait les bases de toute les problématiques actuelles sur ce qu'est l'hybride que nous créons.
A lire absolument!
Résumé :
L’Union européenne est une expérience unique : des nations souveraines ont choisi de mutualiser une part de leurs prérogatives au sein d’une structure politique inédite.
L’ouvrage présente l’histoire de ce projet géopolitique partagé puis analyse les visions nationales (française, britannique, allemande) qui en ont impulsé la réalisation. Il expose aussi les
défis actuels majeurs : l’élargissement est-il une fuite en avant ? Quels rapports l’Union européenne entretient-elle avec le reste du monde ?
Cette mise en perspective de la construction européenne satisfait aux attentes des étudiants de l’université, des IEP et des classes préparatoires ainsi que du citoyen éclairé.
(c) Armand Colin
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